Le salon de la nature - Rosaria Stone
Rosaria Stone

Le salon de la nature

Le salon de la nature - Rosaria Stone

Le tout premier salon de la nature à Sherbrooke fut un succès.  La fin de semaine s’est tellement bien déroulée, que la coordonnatrice est maintenant en train de chercher une salle de réception Montreal, ainsi qu’un endroit pour des conférences, dans le but de voir si de tenir le congrès dans cette ville, pouvait être profitable.  Après tout, l’organisation pour laquelle elle travaille cherche à se faire un fonds pour les dépenses diverses prévues.  Comme tout organisme, ils ont besoin d’argent pour payer le loyer, les fournitures, et pour planifier des activités.  Alors, vu le succès fulgurant à Sherbrooke, ils s’attendent à ce que celui de Montréal soit au moins assez important.

Pour l’instant, ils ne font que demander les prix des endroits à louer et vérifier quels conférenciers seraient prêts à présenter un sujet.  Il faut aussi prévoir un cachet, car ce n’est pas tout le monde qui accepte de le faire gratuitement, même pour une levée de fonds pour un organisme de charité en environnement.  L’organisation accepte de payer une somme raisonnable, ce qui pourrait encourager certains des meilleurs présentateurs de venir faire un petit discours sur un sujet qui les passionne.

Le directeur général demeure quand même prudent.  Il ne veut pas avoir trop d’espoirs pour rien.  Peut-être que les Montréalais, qui ont, de loin, beaucoup plus de choix quant aux organismes en environnements et aux salons qui sont présentés, ne viendraient pas à leur salon de la nature.  Peut-être que ce serait trop simple pour eux.  Dans ce cas-là, il cherche une firme qui pourrait faire un petit sondage auprès d’environ mille Montréalais, pour avoir une idée de leur participation, si ce salon devait être présenté.  De cette manière, il ne sera pas déçu pour rien.

Mon rôle dans tout ça ?  Je donne un coup de main avec les affiches et la publicité.  Je mets des choses sur la page Facebook, une fois de temps en temps, et j’en parle aux gens intéressés.  Certes, je ne rejoins pas beaucoup de personnes à Montréal, mais au moins, je passe le mot.  Je veux que l’organisme soit en bonne santé financière, ce qui n’a pas toujours été le cas.  Maintenant qu’ils se sont sorti du trou, ils cherchent à éviter de s’y retrouver de nouveau.

Je suis bénévole.  Je fais ce travail à temps perdu.  Je veux aider, mais je n’ai pas beaucoup de temps pour le faire. Je fais ce que je peux pour eux.